lundi 14 mai 2012

Brasserie Julien

Bruxelles est une ville marquée par l'Art nouveau et de très nombreux guides touristiques y font référence, permettant de retrouver aussi bien les bâtiments que de petits éléments architecturaux au fil des rues...

C'est donc avec un grand plaisir que j'ai découvert les brasseries art nouveau de Paris.

Pour commencer, la Brasserie Julien au 16 Rue du Faubourg Saint-Denis, 75010 Paris. Le personnel est au petits soins et le menu est tout simplement d'un rapport qualité/ prix très agréable. Entre le contenu de l'assiette et le décor, on se régale.
"Franchir la porte de Julien, c'est pénétrer dans un autre monde, un monde féérique. Nous sommes en 1901, l'Exposition Universelle vient de fermer ses portes quelques mois plus tôt, l'Art Nouveau, un art de la nature, s'y est révélé."
Entrée plat dessert apéro et 1/2 bouteille de vin par personne pour 39 euros.

Parmi les plats testés, une fine tarte au chèvre, oignons rouges et magret de canard fondante à souhait en entrée, un coeur de boeuf sauce au poivre et son gratin dauphinois en plat, et une pomme au four cannelle et romarin avec sa glace speculoos pour clôturer... Un exemple parmi d'autres puisque la carte évolue au fil des saisons.

Ce qui ne gâte rien : une carte de fidélité valable dans différentes brasseries et une réduction de 20% sur votre première addition valable sur présentation de la carte et du bon (comptez environ 2 semaines après inscription sur le site).

En bord de Marne....

En bord de Marne, deux familles de cygnes profitent de ce beau soleil...


















dimanche 13 mai 2012

Connaissez-vous... Charles de Chambes ?


Charles est né à Montsoreau en 1549. Il devient un proche du Duc D’Alençon, son chambellan et grand-veneur. Le Duc d’Alençon est le troisième fils d’Henri II et de Catherine de Médicis, frère du roi Henri III.

Charles est donc présent à la Cour et croise probablement régulièrement Bussy d’Amboise, favori du même Duc, qui a déjà une réputation sulfureuse car il est un temps l’amant de celle qui n’est pas encore la Reine Margot.

En 1576, Le Duc d’Alençon reçoit l’Anjou en apanage et nomme Bussy, son mignon, gouverneur du Duché.
A la proximité politique, s’ajoute pour les deux hommes, la proximité géographique. Le roi Henri II règne alors en tenant compte de l’opposition qui se cristallise autour de son frère.
Château de Montsoreau
En 1579, Bussy rend régulièrement visite à la femme de Charles, sa « voisine » et se gargarise de son « succès » dans une lettre, qui arrivera dans les mains du roi, qui lui-même fera en sorte qu’elle arrive dans les mains du mari bafoué.
C’est ainsi que Charles de Chambes lave son honneur en faisant assassiner le sulfureux et arrogant Bussy d’Amboise avec la complicité involontaire de sa femme. Si crime il y a, il semble qu’on ne s’émeut pas de la mort du gouverneur. Charles continua d’ailleurs une brillante carrière au service du roi Henri II d’abord comme conseiller d’Etat puis pour le bon Henri IV, comme maréchal de camps (l’équivalent d’un grade de général de nos jours) et eut l’honneur d’accueillir la régente Marie de Médicis en 1619 à Angers, à la tête de la noblesse angevine.

Si vous préférez, vous pouvez lire la version romancée… d’Alexandre Dumas. Direction la bibliothèque, je voudrais la Dame de Monsoreau s’il vous plait !
JRR

"Cicatrices"

Il y a quelques mois, une visite au Musée de la Grande Guerre à Meaux, ouvert depuis novembre 2011m’avait marquée.
Et surtout donné envie d’en savoir plus sur les hommes et les lieux en France marqués par la guerre 1914-1918…

Un voyage aux alentours de Verdun en ce mois de mai 2012 m’a permis d’y faire face.
Une terre blessée, encore traumatisée près de 100 ans plus tard et couverte de profondes cicatrices : voici le spectacle qui m’a été donné de voir.

Une route passe dans la forêt. En nous rendant au fort de Douaumont, les arbres défilent… Derrière ce rideau, la nature semble curieusement accidentée. En y regardant de plus près, ce sont trous créés par les bombes, bouts de métaux tordus ou arrachés, abris précaires recouverts désormais de mousse ou tranchées que la boue et le temps ne parvient pas à cicatriser.

Un abri comme le TD2 Aldabert par exemple.



 


Ou le boyau de Londres, un peu plus loin.











Arrivés au fort de Douaumont, nous choisissons d’abord d’en faire le tour à pied… Là aussi le spectacle laisse une impression bizarre, la gorge serrée. Trous d’eau habités par une myriade d’insectes prenant vie là où les obus ont tant tués ; ailleurs une croix formée par deux bouts de métal tordus se dresse parmi les fleurs sauvages… Elle semble avoir été posée là en mémoire ou créée par le temps et les explosions ?


A voir : le superbe livre Cicatrices de Stéphane Audouin-Rouzeau....

jeudi 3 mai 2012

Connaissez-vous... Le mariage surprise de Langeais ?


Château de Langeais
Pour comprendre comment  « les Français se sont couchés avec une reine et levés avec une autre », il faut planter le décor. 
En ces années 1490, les rois de France continuent d’étendre le pays. Cela signifie rechercher de riches héritières de comtés ou de duchés, les épouser pour rattacher leur héritage à la France d’alors et prévoir que ces héritages tombent ensuite dans le domaine royal, c’est-à-dire « léguer » aux enfants du couple. Or, à ce moment-là, c’est la Bretagne qui attise les convoitises car –cela tombe bien – l’héritier est une…héritière. Qui plus est, dont le père a promis que le mariage ne se fera sans l’accord de la France. Mais la jeune Anne convole par procuration malgré tout avec Maximilien d’Autriche appelé à devenir Empereur germanique. Les Français sont moyennement contents : non seulement Anne ne respecte pas l’accord de son père mais en plus, Maximilien se retrouve avec la Bretagne mais aussi la Bourgogne car il est veuf de l’héritière du duché du même nom, que Charles devait aussi épouser dans l’esprit de Louis XI, son père. Bref, ça ferait la deuxième que le grand Max lui piquerait. Quand on vous dit que ce ne sont que des histoires de mariage !
Résultat, les Français passent à l’offensive, vainquent la belle Anne et l’oblige à se marier dare dare à Charles VIII, faisant fi de la pauvre fiancée de Charles et du mariage d’Anne, le Pape annulant l’union après coup. Le mariage est célébré au château de Langeais avec une clause bien étrange : au cas où Anne deviendrait veuve, elle ne pourrait se remarier qu'avec le successeur du roi. Ca tombe bien… puisqu’elle épousera Louis XII en seconde noce !

JRR

Caprice du jour...

photo Neuhaus
Aujourd'hui, je voulais un Caprice! Et oui, quand on est belge, il y a des moments où on est en manque de chocolat belge....
Et surtout d'une petite praline absolument irrésistible. Imaginez "une authentique nougatine artisanale fourrée à la main de crème fraîche onctueuse à la vanille de Madagascar, et enrobée de chocolat noir".

photo Corné
Sur le quai de la Gare du Nord, à Paris, juste devant les thalys, on trouve un comptoir présentant 2 de mes chocolatiers belges préférés : Corné Port Royal et Neuhaus. Si vous n'avez pas encore eu l'occasion de les découvrir, je ne peux que vous les conseiller. D'autres magasins sur Paris proposent leurs produits... J'attends d'en trouver un où acheter une autre de mes folies : la pâte à tartiner chocolat noir de "Corné 1932".

Je ne suis pas responsable des cas d'addiction profonde suite à la découverte de ces produits ^^

mercredi 25 avril 2012

Connaissez-vous... L’extraction du tuffeau ?

Le tuffeau, vous connaissez ? Mais si, cette pierre blanche caractéristique des châteaux de la Loire et de nombreux villages des environs. Cette pierre calcaire était extraite du sol des coteaux. Mais à y regarder de plus près, l’extraction de tuffeau était une industrie éminemment durable et écologique, à une époque où la notion n’existait pas. En effet, la fin l’extraction décidée, on pouvait trouver une multitude de fonction à la carrière. Elle servait d’habitation – aux extracteurs en premier lieu – mais les seigneurs du cru trouvaient là d’excellents logis troglodytes pour leurs vassaux. C’était moins cher qu’une maison et en plus, si le vassal trouvait cela trop petit, il pouvait toujours creuser une pièce supplémentaire.

carrières à Souzai-Champigny
Elle servait de caves à vin, inutile de vous parler de la réputation des vins du Val de Loire. 
Elle servait de champignonnières, inutile de vous rappeler que 65 % de la production française y est localisée. Elle servait de centre commercial Renaissance, comme à Souzay-Champigny…. Bref, une carrière de tuffeau, c’est tout une histoire ! 

Si cela vous intéresse, arrêtez-vous à Candes Saint Martin sur la rive gauche de la Loire en direction de Saumur et promenez-vous dans les rues, au milieu des maisons de tuffeau. Continuez et arrêtez-vous à la Fosse aux Loups et visitez la champignonnière. 

Puis garez-vous à Souzay-Champigny et explorez les anciennes carrières troglodytes restaurées. 

JRR