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lundi 15 juillet 2013

Bienvenue dans le monde mystérieux des troglodytes !

Envie d'une escapade nocturne ? A Doué-La-Fontaine dans le saumurois, chaque mardi et jeudi soir en juillet et août, les sites de Troglodytes et sarcophages et des Cathédrales troglos des Perrières s'unissent pour vous proposer une visite guidée nocturne, animée par des guides passionnés.




Rendez-vous à 20h30 les mardis et jeudis sur le site de Troglodytes et sarcophages. Fin vers 23h. Prix : 8,50 euros.

Deux sites chargés d'histoire :
Pour le premier : dans une vaste carrière souterraine des archéologues ont découvert une étonnante fabrique de sarcophages en falun datant de l'époque mérovingienne. (suite ici)

Concernant  le second : laissez-vous surprendre par les plus grands et les plus originaux volumes souterrains de la région creusés dans le falun. Un parcours accessible à tous révèle l'origine de cette roche locale à la méthode d'extraction unique et aux utilisations multiples.


Cathédrales troglos des Perrières

Et n'hésitez pas à déguster, avant la visite, les spécialités de la région (fouaces et galipettes) au restaurant troglodyte Le Caveau. Celui-ci ouvre vers 19H30 mais précisez lors de la réservation que vous désirez faire la visite et ils activeront le service afin de vous permettre de finir à temps.
Menu unique le soir  pour 23,50 euros tout compris :
Apéritif, vin et café compris

GALIPETTES 

Champignons farcis.

FOUACES A VOLONTE*
Petits pains chauds cuits au feu de bois avec :
Beurre salé et rillettes de porc.
Haricots blancs cuisinés et rillauds cocktail
Fromage de chèvre et salade verte.

DESSERT
½ Pomme cuite parfumée au Pommeau de Bretagne accompagnée de sa boule de glace vanille.

Tous les produits viennent de petits producteurs de la région. Le vin est servi à discrétion.


Restaurant le Caveau

dimanche 27 mai 2012

Bouquets à Chenonceau

 

 Le château de Chenonceau est encore davantage mis en valeur par une multitude de bouquets de fleurs, disposés un peu partout dans les différentes pièces.



Chenonceau, le château de Diane ou de Catherine ?

Tous les visiteurs connaissent le château de Chenonceau, cadeau d’amour d’Henri II à la belle Diane de Poitiers que la méchante Catherine de Médicis, la femme du roi, reprendra sans gêne à la mort de ce dernier, jalouse de cet étalage de faveur. Et Chenonceau restera à jamais le plus romantique des châteaux de la Loire (bien qu’il soit situé sur le Cher) lié au souvenir de Diane. Pourtant…







Pourtant, Diane n’a rien fait – ou presque – pour donner à Chenonceau son allure actuelle et encore, de manière bien involontaire.  Lorsqu’Henri II lui offre le château, seul le bâtiment en bord du Cher existe, celui par où entre le visiteur. Diane ajoutera un simple pont entre le bâtiment et la rive gauche car elle souhaitait créer des jardins de l’autre côté du Cher et en faciliter ainsi l’accès. 



C’est dans cet état que Catherine de Médicis récupère Chenonceau en 1559. C’est elle qui ajoutera les deux magnifiques  galeries couvertes superposées  si célèbres et qui donne à Chenonceau cet aspect si particulier, qui fait de lui un château à part, un château qui marche sur l’eau. C’est donc bien au personnage qui a le mauvais rôle dans cette triangulaire amoureuse que l’on doit l’architecture finale du château, associé pour l’éternité à Diane de Poitiers.


On pouvait atteindre les cuisines par le Cher



















Savez-vous que durant la Seconde Guerre Mondiale, le château de Chenonceau était une véritable épine dans le pied de l’Occupant ? En effet, la ligne de démarcation passait…au milieu du Cher. Ce faisant, Chenonceau se trouvait à cheval, un pied en zone libre, un pied en zone occupé. Et il permit à de nombreuses personnes de passer de l’une à l’autre à la barbe des Allemands !

JRR




mercredi 23 mai 2012

L'abbaye de Fontevraud

Si l’abbaye de Fontevraud est le plus vaste ensemble monastique d’Europe, son ouverture au public est récente, sa restauration s’étant terminée en 2001…

Fondée à l’aube du 12e siècle, elle avait pour particularité d’être mixte et dirigée par une femme. Une grande partie de ses abbesses furent de sang royal.




Dans l’église reposent les gisants des Plantagenêts, dont Henri II Plantagenêt, son épouse Aliénor d’Aquitaine et leur fils Richard cœur de Lion.



Le bâtiment le plus curieux reste la cuisine romane, comprenant de nombreux foyers autour de la cuisine, ce qui explique sa forme particulière.

En 1804, Napoléon transforma l’abbaye en pénitencier. Puis elle devint prison centrale, considérée comme une des plus dure, jusqu’en 1963.
Dans son livre « Miracle de la rose », l’écrivain Jean Genet décrit ce que fut la vie des prisonniers. Ses écrits serviront de fil conducteur à une partie de la visite....


Aujourd'hui c'est un vaste ensemble chargé d'histoire mais aussi un lieu de promenade entre expositions, jardins et terrasse où, un verre à la main, on peut admirer le lieu tout en profitant du soleil.



mercredi 16 mai 2012

Le château de Brézé

Une très belle surprise nous attendait en choisissant de visiter le château de Brézé… Croyant n'en visiter qu’un de plus, proche de notre gite et ouvert à cette période de l'année (mars), j’ai été impressionnée par sa partie troglodyte : un véritable château sous le château.

Les douves sèches (elles n’ont jamais contenu d’eau) sont les plus profondes d’Europe. Et sous le château de surface on trouve souterrains et habitations creusés dans le tuffeau.



mardi 15 mai 2012

Connaissez-vous... Foulque Nerra ?

Foulque le Noir, de son vrai nom Foulque III d’Anjou est de ceux dont la grande Histoire de France ne retient pas le nom mais qui ne peut s’écrire sans eux.
Foulque Nerra hérite de l’Anjou en 987. Cela ne vous dit rien ? 987 ? Mais si ! Ah, ça vous revient, oui, c’est ça, c’est l’année du couronnement de Hugues Capet. Foulque passera sa vie à agrandir et à assoir son apanage, en grignotant les comtés du Maine, de la Touraine, sans oublier quelques terres du Poitou, mouvement engagé par son père et qui sera poursuivi avec succès par son fils.

De fait, il fait édifier des centaines d’édifices militaires dont les remarquables châteaux de Langeais (pas l’actuel) détruit lors de la guerre de Cent Ans et dont il reste les ruines du donjon, celui de Montrichard (pas l’actuel, les ruines que l’on visite aujourd’hui étant postérieures d’une centaine d’années à celui de Foulque).
Langeais - donjon de l'ancien château

Mais notre Comte d’Anjou casse inévitablement quelques œufs et parfois des gros. Ainsi, il met à sac Saumur en 1025 après la défaite de Gelduin, seigneur de Saumur, et vassal des Comtes de Blois, ennemis intimes de la maison Anjou. On le soupçonna également d’avoir commandité l’incendie d’Angers et d’avoir assassiné sa première femme (il est cependant avéré qu’il rompit le mariage et que la malheureuse finit brûlée…). E
n compensation, il fait preuve d’une grande piété – ah, la conscience – fondant plusieurs abbayes dont Beaulieu lès Loches où il sera enterré en 1040 et effectuant trois ( !) voyages en Terre Sainte pour se repentir de ses péchés.
Le mouvement lancé par Foulque le Noir aboutira en une Anjou forte et rayonnante, une dynastie dont seront issus les Plantagenets et un certain Richard Cœur de Lion… Alors n’hésitez pas et découvrez l’Anjou différemment, sur les traces de Foulque Nerra.

JRR

Une si douce terrasse...

Généralement, lorsqu'il est indiqué "avec salade" sur la carte d'un restaurant, vous vous retrouvez au mieux avec quelques feuilles décoratives.

Quel plaisir de voir arriver la (délicieuse) tartine chaude aux rillettes et chèvre accompagnée d'un superbe ensemble de roquette, trèfle, graines germées, ..... prenant la majeure partie de cette copieuse assiette.

Même chose pour la suite choisie, à savoir une assiette de fromages chèvre et vache : 4 beaux morceaux déposés délicatement sur une masse de verdure.
En accompagnement, huiles et assaisonnements, ainsi que du pain frais.
Jardins du château de Villandry

Le restaurant La Doulce Terrasse, situé au pied du château de Villandry (connu pour ses jardins) vous donne l'impression de se servir directement dans ceux-ci tant les légumes sont frais et goûteux. En réalité, le potager ne permettrait pas de tenir plus d'une journée mais un maraicher apporte quotidiennement les commandes. Et cela se sent! Et si vous choisissiez un apéro aux légumes et herbes fraiches par une chaude journée d'été ?
Château de Villandry

Et puisque nous sommes dans la région des vins de Loire, ce sera un Coteaux de l'Aubance, blanc légèrement sucré, qui parfumera ce repas absolument parfait sous ce doux soleil. Les vins et d'autres spécialités de la région sont disponibles à la vente dans le restaurant.

dimanche 13 mai 2012

Connaissez-vous... Charles de Chambes ?


Charles est né à Montsoreau en 1549. Il devient un proche du Duc D’Alençon, son chambellan et grand-veneur. Le Duc d’Alençon est le troisième fils d’Henri II et de Catherine de Médicis, frère du roi Henri III.

Charles est donc présent à la Cour et croise probablement régulièrement Bussy d’Amboise, favori du même Duc, qui a déjà une réputation sulfureuse car il est un temps l’amant de celle qui n’est pas encore la Reine Margot.

En 1576, Le Duc d’Alençon reçoit l’Anjou en apanage et nomme Bussy, son mignon, gouverneur du Duché.
A la proximité politique, s’ajoute pour les deux hommes, la proximité géographique. Le roi Henri II règne alors en tenant compte de l’opposition qui se cristallise autour de son frère.
Château de Montsoreau
En 1579, Bussy rend régulièrement visite à la femme de Charles, sa « voisine » et se gargarise de son « succès » dans une lettre, qui arrivera dans les mains du roi, qui lui-même fera en sorte qu’elle arrive dans les mains du mari bafoué.
C’est ainsi que Charles de Chambes lave son honneur en faisant assassiner le sulfureux et arrogant Bussy d’Amboise avec la complicité involontaire de sa femme. Si crime il y a, il semble qu’on ne s’émeut pas de la mort du gouverneur. Charles continua d’ailleurs une brillante carrière au service du roi Henri II d’abord comme conseiller d’Etat puis pour le bon Henri IV, comme maréchal de camps (l’équivalent d’un grade de général de nos jours) et eut l’honneur d’accueillir la régente Marie de Médicis en 1619 à Angers, à la tête de la noblesse angevine.

Si vous préférez, vous pouvez lire la version romancée… d’Alexandre Dumas. Direction la bibliothèque, je voudrais la Dame de Monsoreau s’il vous plait !
JRR

jeudi 3 mai 2012

Connaissez-vous... Le mariage surprise de Langeais ?


Château de Langeais
Pour comprendre comment  « les Français se sont couchés avec une reine et levés avec une autre », il faut planter le décor. 
En ces années 1490, les rois de France continuent d’étendre le pays. Cela signifie rechercher de riches héritières de comtés ou de duchés, les épouser pour rattacher leur héritage à la France d’alors et prévoir que ces héritages tombent ensuite dans le domaine royal, c’est-à-dire « léguer » aux enfants du couple. Or, à ce moment-là, c’est la Bretagne qui attise les convoitises car –cela tombe bien – l’héritier est une…héritière. Qui plus est, dont le père a promis que le mariage ne se fera sans l’accord de la France. Mais la jeune Anne convole par procuration malgré tout avec Maximilien d’Autriche appelé à devenir Empereur germanique. Les Français sont moyennement contents : non seulement Anne ne respecte pas l’accord de son père mais en plus, Maximilien se retrouve avec la Bretagne mais aussi la Bourgogne car il est veuf de l’héritière du duché du même nom, que Charles devait aussi épouser dans l’esprit de Louis XI, son père. Bref, ça ferait la deuxième que le grand Max lui piquerait. Quand on vous dit que ce ne sont que des histoires de mariage !
Résultat, les Français passent à l’offensive, vainquent la belle Anne et l’oblige à se marier dare dare à Charles VIII, faisant fi de la pauvre fiancée de Charles et du mariage d’Anne, le Pape annulant l’union après coup. Le mariage est célébré au château de Langeais avec une clause bien étrange : au cas où Anne deviendrait veuve, elle ne pourrait se remarier qu'avec le successeur du roi. Ca tombe bien… puisqu’elle épousera Louis XII en seconde noce !

JRR

mercredi 25 avril 2012

Connaissez-vous... L’extraction du tuffeau ?

Le tuffeau, vous connaissez ? Mais si, cette pierre blanche caractéristique des châteaux de la Loire et de nombreux villages des environs. Cette pierre calcaire était extraite du sol des coteaux. Mais à y regarder de plus près, l’extraction de tuffeau était une industrie éminemment durable et écologique, à une époque où la notion n’existait pas. En effet, la fin l’extraction décidée, on pouvait trouver une multitude de fonction à la carrière. Elle servait d’habitation – aux extracteurs en premier lieu – mais les seigneurs du cru trouvaient là d’excellents logis troglodytes pour leurs vassaux. C’était moins cher qu’une maison et en plus, si le vassal trouvait cela trop petit, il pouvait toujours creuser une pièce supplémentaire.

carrières à Souzai-Champigny
Elle servait de caves à vin, inutile de vous parler de la réputation des vins du Val de Loire. 
Elle servait de champignonnières, inutile de vous rappeler que 65 % de la production française y est localisée. Elle servait de centre commercial Renaissance, comme à Souzay-Champigny…. Bref, une carrière de tuffeau, c’est tout une histoire ! 

Si cela vous intéresse, arrêtez-vous à Candes Saint Martin sur la rive gauche de la Loire en direction de Saumur et promenez-vous dans les rues, au milieu des maisons de tuffeau. Continuez et arrêtez-vous à la Fosse aux Loups et visitez la champignonnière. 

Puis garez-vous à Souzay-Champigny et explorez les anciennes carrières troglodytes restaurées. 

JRR

jeudi 19 avril 2012

Au pays des troglos...

Cela fait désormais quelques mois que j'habite en France. L'envie de partager mes coups de coeur, mes découvertes m'a donné envie de créer ce blog.
Mais par quoi commencer ?

Et c'est un coup de coeur lors de nos dernières vacances qui l'a emporté.
Afin de visiter les châteaux de Loire (enfin, quelques uns), et après un bref passage dans la région l'année passée, un choix s'est très vite imposé : j'avais complètement été fascinée par les habitations troglodytes disséminées dans la région entre Saumur et Vouvray (non je ne regardais pas que les caves!). Une pierre blanche et lumineuse caractérise la région : le tuffeau. Utilisée aussi bien pour construire les châteaux que les habitations. La plupart des cavités visibles sont d'anciennes carrières, également utilisées comme caves à vin ou champignonnières.

Et c'est un gite entièrement remis en état par une passionnée que nous avons eu la chance de découvrir à Dampierre-sur-Loire, le Logis du Bourg Neuf. Dans une habitation de 30m², un intérieur digne d'un château nous attendait. Quel plaisir de profiter de cette ancienne cheminée, ressemblant à s'y méprendre à celles de châteaux comme celui de Montsoreau.

L'adorable propriétaire du gite se fera un plaisir de vous parler des habitations troglodytes de la région.

Juste à côté, à Souzay, c'est tout un circuit de promenades qui est proposé, la ville réhabilitant petit à petit habitations, chemins et commerces. Le château de Souzay (fermé au public) est un château semi troglodyte où mourut Marguerite d'Anjou, reine d 'Angleterre. Elle y vivait avec sa cour dans toute une série d'habitations creusées dans le coteau et reliées entre elles par un souterrain.
On commence seulement à redécouvrir ce patrimoine. Depuis la route, en voiture, peu de choses sont visibles. N'hésitez pas à vous promener et à vous "perdre", entre pierres et vignes.